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Nine Inch Nails : Year Zero

Auteur : Ni Wom
Publié le 27 Avril 2007.

 

Plus qu’un simple album, Year Zero raconte une histoire, « la bande originale d’un film qui n’existe pas ». Mais c’est aussi un tournant dans la carrière musical de Nine Inch Nails. Certains adhérerons, d’autres non.
Year Zero nous projette dans un futur proche. Les Etats-Unis ne sont plus la grande démocratie que l’on connaît aujourd’hui. Le pays n’est plus garant des libertés fondamentales, les citoyens sont sous la surveillance du bureau de la Moralité. L’ambiance rappelle 1984 de George Orwell ou Brazil de Terry Gilliam. Il est important pour aborder l’album de connaître l’histoire qui nous est compté. Pour cela, je vous renvoie à cet excellentissime blog.
Concernant la musique en elle-même, on est surpris par la rapidité avec laquelle Trent Reznor nous livre cette nouvelle galette. En moins de deux ans, voilà un successeur à With Teeth. L’ensemble sonne très électro. La batterie n’est présente que sur peu de morceaux, la plupart des titres étant composés de beat et samples. C’est là, la principale originalité de cet opus. On tombe des nus à l’écoute du disco post-apocalyptique God Given, du hip hop industriel My Violent Heart ou encore du surprenant premier single Survivalism. C’est accessible, efficace et terriblement dansant par moment. Pour autant, il y a toujours des riffs de guitares et des voix modifiés qui sont caractéristiques de NIN. On pensera à The Beginning of the End et Zero-Sum.
Aux premières écoutes, l’ensemble laisse quelque peu sur sa faim. L’impression est que tout cela manque de finition, d’une petite touche de génie, comme s’il avait fallu travailler davantage les morceaux. Puis, lorsqu’on pense à l’histoire, alors les paroles, la musique et la répartition des pistes prennent plus de sens ; exemple : The Great Destroyer suivi de Another Version of the Thruth. C’est alors que Year Zero prend tout son sens.
Au final, cet album original s’avère déroutant dans la mesure où celui-ci perd beaucoup de son intérêt si l’on ne s’intéresse pas au concept dans son ensemble. Certes cela peut être fastidieux mais cette démarche vaut le coût. De même, il ne faut pas voir derrière le buz auquel Year Zero a bénéficié sur Internet, qu’un simple marketing viral. En filigrane, un discours engagé est présent dans lequel Trent Reznor nous invite à s’exprimer par l’intermédiaire de la création artistique. Cela revient régulièrement à travers le leitmotiv Art is Resistance.

 

 

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Auteur :    Invité Date et heure :    7 Septembre 2010, 23:34
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